vendredi 20 mars 2009

RDC: 30.000 personnes ont fui devant les FDLR (HCR) - MSN Actualités - Actualité étrangère - actualités

 

20.03.2009 18:45

RDC: 30.000 personnes ont fui devant les FDLR (HCR)

Les attaques des rebelles hutus rwandais dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) ont fait "près de 30.000" nouveaux déplacés ces deux dernières semaines, a rapporté vendredi le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Les rebelles hutus des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) ont mené des opérations de représailles à l'offensive conjointe des forces congolaises et rwandaises contre eux dans le Nord-Kivu, provoquant la fuite depuis 15 jours "près de 30.000 personnes", selon les données des autorités locales, citées par le HCR. Depuis mi-janvier, les attaques des FDLR ont provoqué la fuite de plus de 160.000 civils, selon le HCR. (NLE)

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lundi 16 mars 2009

Rwanda : Le transfèrement de Nkunda en RD Congo est imminent !

 Laurent Nkunda Mihigo, chef militaire du CNDP détenu depuis deux mois au Rwanda, va être transféré à Kinshasa où il doit faire l’objet d’un procès régulier sur les crimes mis à sa charge. C’est ce qui ressort des informations glanées dans les couloirs du Gouvernorat de la Province du Nord Kivu où s’est tenue, hier le Conseil des ministres sous la présidence du Chef de l’Etat, Joseph Kabila. Ce transfèrement, indique-t-on, est le résultat des concertations menées entre des techniciens de la RDC et du rwanda pour assurer à la procédure judiciaire contre Nkunda toutes les garanties d’un bon déroulement.

Rwanda : Le transfèrement de Nkunda en RD Congo est imminent !

L'avocat de Nkunda s'oppose à son extradition par le Rwanda - MSN Actualités - Actualité étrangère - actualités

 

10.03.2009 11:19

L'avocat de Nkunda s'oppose à son extradition par le Rwanda

L'avocat de l'ancien chef rebelle congolais Laurent Nkunda, arrêté au Rwanda en janvier dernier lors d'un retournement d'alliance, s'oppose à l'extradition de son client vers la République démocratique du Congo (RDC), alors que Kinshasa espère son transfèrement dans les prochains jours, a rapporté mardi la radio onusienne Okapi.

"Il n'est pas question d'extrader l'ex-général dissident Laurent Nkunda", a déclaré son avocat, Stéphane Bourgon, soulignant que son client ne pourra pas bénéficier d'un jugement équitable en RDC. "J'ai tenté, à de multiples reprises, de contacter les autorités du gouvernement du Rwanda. Je ne sais toujours pas où il est détenu, et sur quelle base juridique il est détenu, ou a été arrêté. Il faut d'abord déterminer la légalité de son arrestation et de sa détention au Rwanda. Si l'arrestation est illégale, il doit être libéré", a affirmé Me Bourgon à Radio Okapi, parrainée par l'ONU. Le ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, a pour sa part assuré que l'ex-général dissident sera extradé conformément aux accords signés entre le Rwanda et la RDC. (DAD)

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Demande de remise en liberté de Nkunda rejetée - MSN Actualités - Actualité étrangère - actualités

 

11.03.2009 18:40

Demande de remise en liberté de Nkunda rejetée

Un tribunal de Kigali a rejeté mercredi une demande de remise en liberté du chef rebelle congolais Laurent Nkunda, détenu au Rwanda depuis son arrestation le 22 janvier.

"La requête faite par la défense de l'accusé reste sans fondement", a jugé le tribunal de première instance de Nyarugenge, en demandant à l'avocat de Laurent Nkunda de "recourir à d'autres instances judiciaires compétences". Le défenseur canadien du chef rebelle, Me Stéphane Bourgon, qui avait demandé la "libération immédiate et sans condition" de son client, a indiqué qu'il allait faire appel de la décision du tribunal. Me Bourgon avait affirmé mardi qu'il s'opposait à l'extradition de son client vers la République démocratique du Congo (RDC), réclamée par le gouvernement de Kinshasa. L'ex-général Nkunda, chef des rebelles congolais du Congrès national pour la Défense du Peuple (CNDP), avait mis en déroute dans le Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo) l'armée congolaise en octobre 2008. Mais à la suite d'un retournement d'alliance, les armées congolaise et rwandaise ont lancé le 20 janvier une opération conjointe sans précédent contre le CNDP et les rebelles hutus rwandais dans l'est de la RDC, qui a abouti à l'arrestation du général déchu le 22 janvier au Rwanda. (NLE)

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lundi 2 mars 2009

Pleins feux sur Goma à la célébration avec pompes du retour de la paix et du départ des troupes rwandaises

 

Pleins feux sur Goma à la célébration avec pompes du retour de la paix et du départ des troupes rwandaises
Kinshasa, 26/02/2009 / Politique

Le gotha officiel de la RDC a assisté au chef-lieu de la province du Nord-Kivu à l’éclatante cérémonie organisée pour saluer le rétablissement de la paix dans la partie Est du pays ainsi que le retour des troupes rwandaises à la grande satisfaction des populations locales pour l’opération conjointe de traque des FDLR.

Officiels congolais & rwandaisUne grande parade de défilé militaire a été organisée mercredi à Goma, chef lieu de la province du Nord Kivu, sur le boulevard Kanyabayonga, à l’occasion de la cérémonie officielle marquant la fin des opérations militaires conjointes FARDC-RDF de traque des Fdlr, Interahamwe ainsi que ex-Far, et le retour au Rwanda des troupes armées rwandaises venues en RDC dans le cadre de ces opérations.

Cette cérémonie a été co-présidée par Mme Rose Musemimali et Alexis Thambwe Mwamba, respectivement ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la République démocratique du Congo, représentant les Présidents Paul Kagame du Rwanda et Joseph Kabila Kabange de la RDC.
Plusieurs autres personnalités de marque ont également pris part à l’événement, en l’occurrence Mme Mulamula, Secrétaire exécutive de la Conférence internationale de paix, sécurité et développement dans les Grands-Lacs, M. Alan Doss, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC, le général Gey, commandant de la MONUC, de même que les ministres de la Défense Mwando Nsimba et de la Communication et Médias Mende Omalanga. Il a aussi été remarqué, outre l’hôte et chef de l’administration provinciale du Nord-Kivu, la présence des Gouverneurs de la Province Orientale, du Sud-Kivu et du Maniema.
Dans son mot de circonstance, le Gouverneur du Nord Kivu, M. Julien Paluku, a indiqué que c’est depuis 1994 que des hommes et des animaux ont été massacrés dans les montagnes du Nord-Kivu par des ex-FAR-Interahamwe, créant ainsi  des fractures sociaux au sein des populations ainsi que des mouvements politico-militaires qui ont engendré des suspicions de la part du Rwanda voisin vis-à-vis de la RDC. Cette situation, a-t-il poursuivi, a implanté entre les deux pays un décor de guerres sans fin, livrant ainsi des paisibles populations à l’errance.
C’est pour mettre un terme à ce drame, a souligné le gouverneur Paluku qu’il fallait une nouvelle vision des Président Joseph Kabila et Paul Kagame ainsi que des efforts diplomatiques a travers des accords en vue de parvenir a réduire sensiblement les capacités de nuisances des ex-FAR-Interahamwe.
Soldats rwandaisAujourd’hui, a-t-il signifié, tout le monde doit savoir qu’une révolution s’est glissée dans la vision des deux Chefs d Etat, ce qui constitue un signal fort envers tous ceux qui veulent perpétuer dans la déplorable déstabilisation survenue leur fonds de commerce du sang.
Pour sa part, le Lieutenant-général John Numbi Banza Tambo, Commandant des opérations FARDC-RDP, baptisée UMOJA WETU, a fait savoir que la paix retrouvée aujourd’hui dans le Nord-Kivu n’est pas une paix des braves, mais plutôt une paix des frères condamnés à vivre ensemble, grâce aux deux Chefs d Etat Joseph Kabila Kabange et Paul Kagame qui ont démontré à la face du monde leurs capacités de résoudre les problèmes, difficiles soient-ils, avant de louer la détermination du CNDP, du PARECO et d’autres forces amies de participer aux efforts de paix dans la région aujourd’hui pacifiée.
Le général Numbi a indiqué par la suite que grâce aux opérations militaires conjointes à l’honneur, toutes les positions jadis contrôlées par les groupes armés sont passées sous le contrôle des forces conjointes, de même qu’elles ont occasionné l’arrestation du général rebelle déchu, Laurent Nkundabatware. Faisant à ce propos le bilan de ces opérations, le général Numbi a fait savoir qu’elles ont permis l’élimination des menaces CNDP, PARECO et d’autres groupes armés, de même que la conquête et la destruction des positions des FDLR ainsi que la réduction de leur force de nuisance, l’interdiction aux FDLR d’accéder aux sources de financement par l’exploitation des minerais de la RDC, la suppression des taxes et barrières pour favoriser ainsi la libre circulation des populations au Nord-Kivu, le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de cette province avec l’ouverture de la frontière de Bunagana, le rapatriement de plus de 5 mille FDLR et le rétablissement de la confiance mutuelle entre Kinshasa et Kigali.
Le Commandant des opérations FARDC-RDP a ensuite révélé dans son intervention que le bilan des opérations militaires a fait, coté ennemi, 173 tués, 13 blessés qui ont été traités et rapatriés, 37 capturés soignés et traités conformément à la Convention de Vienne. Du coté ami, a poursuivi le général Numbi, il y a eu 8 morts enterrés avec honneurs et rapatriés tandis que n’a été signalé aucune perte en vies humaines au sein de la population civile, avec la précision supplémentaire suivante selon laquelle les FDLR, par contre, ont massacré dans leur débandade 32 civiles et incendié plusieurs villages. En définitive, ces opérations ont démontré leur opportunité et réussi à 85% leur objectif, a conclu le Général John NUMBI.
Thambwe Mwamba Pour sa part le ministre congolais de la Défense, M. Charles Mwando Nsimba, s’est félicité de la collaboration franche et sincère remarquée entre les FARDC et la RDF qui, a-t-il déclaré, a suscité un retour appréciable des Rwandais vers leur pays, avant de rassurer qu’en mémoire des soldats qui sont tombés sur le champ de batailles, les FARDC vont poursuivre cette mission. Il a appelé à ce sujet la MONUC à s’engager fermement à leurs cotés. 
Prenant à son tour la parole, le ministre congolais des Affaires étrangères, M. Alexis Thambwe Mwamba a, quant à lui, considéré que le Président Joseph Kabila a démontré, par sa décision d’associer les deux forces armées dans la lutte contre les Interahamwe, sa capacité de leader qui n’a pas peur d’affronter l’opinion publique, stigmatisant ainsi les critiques faites par une certaine classe politique congolaise à ce sujet. A partir de ces opérations, a ensuite indiqué le chef de la diplomatie congolaise, commence une coopération responsable entre les deux pays la RDC et le Rwanda cheminant vers une normalisation liée à la géographie et à l’histoire.
De son côté, Mme Rose Musaminali, ministre rwandaise des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a fait savoir que les Forces armées du Rwanda restent disponibles pour des efforts en vue de l’éradication totale de toutes les menaces dans la sous-région. Le clou de la cérémonie a été le défilé des troupes des deux pays devant la grande assistance des officiels et du public des Goma estimé à quelque 50.000 personnes accourues admirer cette parade militaire un ravissement non dissimulé.
Peu après cette cérémonie, les troupes rwandaises disposées en longues colonnes sur une distance d’environ deux kilomètres, ont pris le chemin de la frontière entre Goma et Gisenyi où les attendaient des dizaines de véhicules pour regagner leurs campements au Rwanda.

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lundi 23 février 2009

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Phase cruciale pour les opérations militaires de traque des rebelles rwandais et ougandais réfugiés en RDC
Kinshasa, 16/02/2009 / Politique

Vives interrogations sur le déroulement et le délai convenu des opérations militaires conjointes impliquant les armées de la RDC, du Rwanda et de l’Ouganda dans la traque et le rapatriement des rebelles rwandais et ougandais retranchés dans la partie Est de la RDC

soldats_fdlr_montagnes Depuis plusieurs semaines, des troupes rwandaises et ougandaises traquent, avec l’accord de Kinshasa, des forces rebelles étrangers qui opèrent à partir du territoire congolais. Ces opé­rations se déroulent tant bien que mal parce qu’il y a quand même des moissons. Mais l’étendu du territoire congolais offre aux rebelles l’occasion de se replier, de se regrouper en petit nombre pour faire face à l’adversaire et causer des dégâts sur la population civile. Après l5jours de poursuite, beaucoup d’ob­servateurs estiment que l’heure est à l’évaluation des retom­bées de ces opérations conjointes. Car le temps presse.
A cet effet, certains pensent qu’une rencontre des représentants congolais et ougandais s’im­pose pour faire le point sur la situation et tirer les leçons des opé­rations militaires conjointes cont­re les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur, LRA. Il en est de même de la deuxième opération militaire conjointe qui concerne la RD Congo et le Rwanda en vue de traquer et de neutraliser les éléments des forces Démocratiques pour la li­bération du Rwanda (FDLR), par­ticulièrement le « noyau dur », qui refuse la démobilisation et le dé­sarmement volontaire.
Si l’ont s’en tient à un récent point de presse du Président de la République, Joseph Kabila Kabange,  les troupes rwandaises devront quitter le territoire congolais fin février au plus tard C’est une possibilité, pense-t-on. Car, s’il y a une forte résistance de la part des rebelles, le délai peut toujours être prolongé par un accord entre les parties engagées dans ces opérations d’anéantisse­ment. A ce niveau également, les deux pays ont l’obligation morale et politique de faire l’état des lieux en vue d’informer les populations Congolaise, ougandaise et rwan­daise, ainsi que la communauté internationale, du résultat de cette mission militaire.
Au regard de premières échéances, qu’en est-il des objec­tifs de ces opérations militaires conjointes ? Selon les informations militaires déjà reçus, les objectifs seront bel et bien atteints. Ayant été acculés en province Orientale comme dans la partie du Nord-Kivu, les rebelles se sont disséminés dans la forêt et profi­tent de l’étendu des provinces où se déroulent les combats pour se repartir en petits groupes de com­battants et parfois causer du mal à la population et obtenir par ce moyen l’arrêt des poursuites pour d’autres négociations de paix. Malheureusement, les armées coalisées ne l’entendent plus de cette oreille. On a déjà trop at­tendu. Il est tout simplement ques­tion pour les rebelles de se rendre sans autre forme de procès. Faute de quoi, les armées coali­sées vont les poursuivre jusqu’à les prendre en étau.
Car, le premier objectif est de voir revenir effectivement la paix dans la province Orientale, préci­sément en Haut-Uélé et dans toute la région des Grands Lacs.
Sur ce point, il est préma­turé d’apporter une réponse pré­cise. Certes, à en croire les pre­miers éléments militaires, les ba­ses d’opération de l’Armée de ré­sistance du Seigneur (LRA) ont été touchées et même détruites. Mais ce groupe armé n’a pas du tout perdu sa capacité de nuisance.
Pour preuve, la LRA a tué un millier de personnes depuis le déclenchement de cette opération et occasionné le déplacement de centaines de milliers de person­nes parmi les populations civiles. Combien de rebelles ougandais ont-ils été tués ? Difficile de ré­pondre à cette question car les cadavres des combattants rebell­es sont certainement confondus à ceux de la population civile.
Sur le plan strictement mili­taire, il y a lieu d’admettre que l’ar­mée ougandaise n’a pas encore réussi décapiter la LRA. Joseph Kony continue à courir. Il est tou­jours capable de hauts faits cri­minels et de destruction mé­chante. Sauf erreur d’appréciation, l’objectif militaire n’a pas encore été atteint, pourrai-t-on dire.
En plus, au plan politique, la pression militaire n’est pas parve­nue à contraindre Joseph Kony à signer l’accord de paix. Enfin, au plan judiciaire, ni les tribunaux ougandais, moins encore la CPI ne peuvent prétendre juger Joseph Kony dans les tout prochains jours.
La communauté internatio­nale n’est pas en retrait
Sur l’autre front dans le Nord-­Kivu et le Sud-Kvu, si certains éléments Fdlr ont accepté de se rendre les extrémistes s’enfon­cent de plus en plus dans la forêt et à l’intérieur du territoire congo­lais. Ils continuent ainsi à « drib­bler » la coalition congolo-rwan­daise et ne manquent pas, à l’oc­casion, de provoquer des massa­cres des civils congolais. Certes, il y a eu des tués, des prisonniers, ainsi que des rapatriés, mais, jus­qu’à ce jour, aucun affrontement de grande envergure. Comme pour dire que les FDLR n’ont pas été totalement délogées, ni neutrali­sées et qu’il faut toujours les af­fronter avec prudence. On pré­cise, à cet effet, que les rebelles rwandais continuent à s’enfoncer à l’intérieur du Congo en direction du Maniema et du Sud-Kivu.
A ce stade également aussi, on peut dire que l’objectif militaire n’est pas atteint tant que le « noyau dur » demeure actif. Au plan politique, il n’y a pas eu d’accord de rapatriement. Moins encore de promesse de tenue d’un dialogue inter-rwandais. Si les choses demeurent inchangées, certains ob­servateurs croient que l’opération militaire conjointe congolo-rwan­daise aura un goût amer, car les populations congolaises risquent d’en faire les frais.
Comme lors de toute opéra­tion militaire et lorsqu’elle touche à sa fin, à l’image de ce qui se passe sous d’autres cieux, les gouvernements congolais, rwan­dais et ougandais devront des explications à leurs populations respectives.
Evidemment, l’appréciation tant attendue de ces opérations militaires conjointes sera faite par la communauté internationale. Est-elle complice de ce qui se passe ? Beaucoup d’observateurs affirment que dans ce qui se passe en RD Congo, les Etats-Unis accordent un soutien non moins négligeable sur le plan de renseignements militaires. Et c’est pour cette raison que les unités ougan­daises et rwandaises qui partici­pent aux combats en RD Congo relèvent pour la plupart du ren­seignement militaire. Ils sont encadrés par les spécialistes amé­ricains qui leur offrent du matériel et des photos satellites afin de pourchasser les rebelles jusque dans leurs retranchements. Si elle n’est pas complice pour laisser faire et laisser agir avant de repren­dre la situation en mains, recon­naissons tout de même qu’elle joue merveilleusement bien son rôle de Ponce Pilate.
Par la bouche du représen­tant spécial du secrétaire général de l’ONU, responsable de la MONUC, l’ONU s’en lave les mains. Elle n’a pas été associée à la planification de ces opérations militaires. C’est dire qu’on ne peut en aucun cas lui tenir rigueur. La responsabilité morale, politique et militaire de l’échec ou du succès incombe aux « Etats souverains » que sont le Rwanda, le Congo ­Kinshasa, l’Ouganda.
Mais, déjà, le Rwanda a tenu à rejeter cette attitude de Ponce Pilate affichée par la MONUC. Dernièrement, à Rabuba, lors de la réunion entre les ministres des Affaires étrangères de deux pays, la ministre rwandaise, Rose-Ma­rie Museminali, a glissé cette remarque incisive : « La MONUC a l’obligation de s’impliquer et d’ap­porter son soutien logistique aux Forces armées congolaises (FARDC). Car, après le retrait des troupes rwandaises à la date con­venue, les FARDC devront conti­nuer à traquer les FDLR.
Cela voudrait tout simplement dire que, si la MONUC ou l’ONU ne sont pas capables de continuer à soutenir les FARDC pour traquer et neutraliser les FDLR, le Rwanda en tirera toutes les conséquences.
Au demeurant, un compte à rebours a bel et bien commencé. Nous entrons dans la phase cru­ciale de ces opérations conjoin­tes militaires RDC-Ouganda­-Rwanda. Puisqu’elles se déroulent au Congo sur invitation du gouver­nement de la République Démo­cratique du Congo, aucune hypo­thèse découlant des résultats de ces opérations ne peut être sous­ estimée tant sur le plan national, régional qu’international dans ses aspects politique, juridique et mi­litaire.
L’Ong HWR révèle le massacre de plus d’une centaine de civils congolais par les FDLR à Ufumando
Alors que l’opération conjointe FARDC-DFR contre les FDLR au Kivu tire à sa fin, la situation devient préoccupante au point que HWR dénonce le massacre de 100 civils par les rebelles rwandais à Ufumando dans le territoire de Masisi.
Entre le 20 janvier et le 8 février 2009, les FDLR ont massacré au moins cent civils congolais au Kivu, révèle un communiqué de Human Rights Watch. Dans lequel, il recommande que les forces congolaises et rwandaises devraient faire de la protection des civils une priorité.
Les chercheurs de Human Rights Watch ont interrogé des dizaines de victimes et de témoins récemment arrivés dans les camps des déplacées situés près de Goma en provenance des zones proches d’Ufamandu et de Walowaluanda (Nord-Kivu) ainsi que de Ziralo, au Sud-Kivu. Pour les troupes de la coalition rwando-congolaises, les propos de Human Rights Watch sont «scandaleux ».
De leur côté, les rebelles rwandais (FDLR) ont réfuté les allégations de l’ONG américaine. Toutefois, ils se sont gardés d’affirmer avoir perdu le contrôle du groupement d’Ufumando. A rappeler que l’ONG internationale Human Rights Watch a reproduit les témoignages de meurtres de civils commis par les FDLR depuis le 20 janvier, date du début des opérations conjointes menées contre ces rebelles par les Forces de défense rwandaises et l’armée nationale congolaise.
Les témoins ont déclaré que lorsque les forces de la coalition ont attaqué Kibua dans le groupement d’Ufumando, le 27 janvier, les civils pris au piège ont tenté de fuir. Les FDLR ont tué de nombreux civils à coups de hache et d’autres ont perdu la vie sous les tirs croisés. Alors qu’elles fuyaient la confrontation militaire, les FDLR ont enlevé des civils, les forçant à porter leurs biens. A Remeka, près d’Ufamandu, les FDLR ont tenu une réunion au cours de laquelle, ils ont accusé la population, les dirigeants locaux et le groupe armé Maï-Maï, qui avait été leur allié, de les avoir trahis. D’après un habitant présent à la réunion, les FDLR ont averti les villageois qu’ils ne seraient pas autorisés à partir et que les rebelles étaient en train d’«aiguiser leurs lances et leurs machettes ».
Au terme de cette réunion, les FDLR ont érigé des barrières pour empêcher les habitants de fuir. Lorsque certains ont tenté de partir, les FDLR les ont attaqués, tuant des dizaines de personnes avec des fusils, des grenades, des roquettes et des machettes.
A rappeler que jeudi dernier, Mme Alison Des Forges, spécialiste mondiale du génocide de 1994 au Rwanda a trouvé la mort lors du récent crash à Buffalo aux USA. De son vivant, elle a témoigné au TPI en qualité d’experte du HWR.
(DN/Milor/GW/Yes)
Uhuru/Le Potentiel

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lundi 16 février 2009

ReliefWeb » Document » Opérations conjointes militaires - RD Congo-Rwanda-Ouganda : le compte à rebours a commencé

 

Opérations conjointes militaires - RD Congo-Rwanda-Ouganda : le compte à rebours a commencé

Source: Le Potentiel

Date: 09 Feb 2009

Par Le Potentiel

Des jours décisifs dans le cadre des opérations conjointes militaires, entre d'une part, la RDC, l'Ouganda et le Sud Soudan, et de l'autre, la RDC et le Rwanda. Quatre jours pour l'Ouganda, dix-huit pratiquement en ce qui concerne le Rwanda. L'heure est donc à l'évaluation pour tirer toutes les conclusions. Mieux, pour respecter les échéances du retrait des troupes invitées par le gouvernement de la RDC. Et à ce dernier de tenir ses engagements vis-à-vis du peuple congolais. Les trois, les gouvernements congolais, rwandais et ougandais vis-à-vis de la Communauté internationale. Effectivement, le compte à rebours a commencé.

C'est le 14 février que l'armée ougandaise doit en principe quitter le territoire congolais aux termes de l'accord conclu avec le gouvernement de Kinshasa pour neutraliser les éléments armés de l'armées de résistance du seigneur, la LRA. Une opération conjointe militaire qui a connu également la participation du Sud-Soudan.

L'on ne doute pas que dans les jours à venir, les représentants des trois pays fassent le point de la situation et tirer les leçons de cette opération militaire conjointe. Plus que cinq jours pour fixer tant les populations congolaise, ougandaise et soudanaise. Au-delà, la communauté internationale qui suit cette situation de très près.

La deuxième opération militaire conjointe est celle qui concerne la RDC et le Rwanda en vue de traquer et de neutraliser les éléments des FDLR, particulièrement « le noyau dur » qui refuse la démobilisation et le désarmement volontaire. Si l'on s'en tient au point de presse du Président de la République, fin février au plus tard, les troupes rwandaises devront quitter le territoire congolais.

A ce niveau également, les deux pays ont l'obligation morale et politique de faire l'état des lieux en vue de fixer les populations congolaise, rwandaise ainsi que la Communauté internationale du résultat de cette mission militaire. A la date de ce mardi 10 février, il ne reste plus que 18 jours.

Interrogations sur les objectifs

Au regard de ces échéances, les questions que l'on se pose sont celles de savoir si les objectifs de ces opérations militaires conjointes ont été atteints ( ?) Si oui, que fera-t-on après ? Sinon qu'adviendra-t-il ?

Le premier objectif est de voir le retour de la paix tant dans la province Orientale, précisément au Haut-Uélé, être effectif. Ensuite, dans les deux Kivu.

Sur ce point, il est difficile d'y réserver une réponse précise. Certes, à en croire les premiers éléments militaires, les bases d'opération de la LRA ont été touchées, détruites. Mais ce groupe armé n'a pas du tout perdu de sa capacité de nuisance. Pour preuve, la LRA a tué un millier de personnes depuis le déclenchement de cette opération et occasionné le déplacement de des centaines de milliers des populations civiles. Combien de rebelles ougandais ont-ils été tués ?

A dire vrai, la sécurité n'est pas encore chose acquise. Pour preuve, dans la nuit de samedi à dimanche, la LRA a encore tué à Faradje, enlevé plusieurs personnes avant de piller et d'incendier des maisons.

Au plan strictement militaire, l'armée ougandaise n'a pas réussi à décapiter la LRA. Joseph Kony est insaisissable et continue à courir. Il est toujours capable des hauts faits criminels et de destruction méchante. Sauf erreur d'appréciation, l'objectif militaire n'a pas été atteint. En plus, au plan politique, la pression militaire n'est pas parvenue à contraindre Joseph Kony à signer l'accord de paix. Enfin, au plan judiciaire, ni les tribunaux ougandais, moins encore la CPI ne peuvent prétendre juger Joseph Kony dans les tout prochains jours.

De leur côté, les FDLR continuent à « dribbler » la coalition congolo-rwandaise et enlever toute la substance à cette coalition. Certes, il y a eu des tués, des prisonniers ainsi que des rapatriés. Mais jusqu'à ce jour, aucun affrontement de grande envergure. Comme pour dire que les FDLR n'ont pas été délogés ni neutralisés et que l'on aurait peur d'elles. On laisse entendre que les rebelles rwandais continuent à s'enfoncer à l'intérieur du Congo en direction du Maniema et du Sud-Kivu.

A ce stade également, l'objectif militaire n'est pas atteint pour autant que le « noyau dur » demeure actif. Au plan politique, il n'y a pas eu un accord de rapatriement. Moins encore la promesse de la tenue d'un dialogue inter-rwandais. Si les choses demeuraient inchangées, l'opération militaire conjointe congolo-rwandaise aura été un échec, car les populations congolaises risquent d'en faire les frais.

D'où la question fondamentale est celle de savoir si ces objectifs étaient les vrais ou ils en cachaient d'autres. Comme lors de toute opération militaire et lorsqu'elle touche à sa fin, à l'image de ce qui se passe sous d'autres cieux, les gouvernements congolais, rwandais et ougandais doivent des explications à leurs populations respectives. Par voie de conséquence, dévoiler le contenu de ces accords par souci de transparence pour que les résultats, positifs ou négatifs soient appréciés à leur juste valeur afin de tirer toutes les conséquences qui s'imposent.

Communauté internationale : Ponce Pilate

Evidemment, l'appréciation tant attendue de ces opérations militaires conjointes sera faite par la Communauté internationale. Si elle n'est pas complice pour laisser faire et laisser agir avant de reprendre la situation en mains, reconnaissons tout de même qu'elle joue merveilleusement bien son rôle de Ponce Pilate.

Par la bouche du Représentant spécial du secrétaire général de l'Onu, responsable de la Monuc, l'Onu se lave les mains. Elle n'a pas été associée à la planification de ces opérations militaires. C'est dire qu'on ne peut en aucun cas lui tenir rigueur. La responsabilité morale, politique et militaire de l'échec ou du succès incombe aux « Etats souverains » que sont le Rwanda, le Congo-Kinshasa, l'Ouganda et le Soudan via le Sud-Soudan.

Mais déjà le Rwanda a tenu à rejeter cette attitude de Ponce Pilate affichée par la Monuc. Dernièrement à Rabuba, lors de la réunion entre les ministres des Affaire étrangères de deux pays, la ministre rwandaise, Rose -Marie Musemamali a glissé cette incisive : « La Monuc a l'obligation de s'impliquer et d'apporter son soutien logistique aux FARDC. Car après le retrait des troupes rwandaises à la date convenue, les FARDC devront continuer à traquer les FDLR ». Auparavant, elle avait fait cette remarque pertinente : « la relocalisation des FDLR ne sera ni en faveur du Rwanda ni de la RDC ».

Cela voudrait tout simplement dire que si la Monuc ou l'Onu, ne sont pas capables de continuer à soutenir les FARDC pour traquer et neutraliser les FDLR, le Rwanda en tirera toutes les conséquences. Qui ne dit pas que le RCD et le CNDP pourraient devenir des nébuleuses ? Une façon de faire observer que l'accord signé comporterait peut-être des clauses susceptibles d'ouvrir d'autres opportunités complexes.

Au demeurant, à partir de ce mardi 10 février, le compte à rebours a bel et bien commencé. Nous entrons dans la phase cruciale de ces opérations conjointes militaires, RDC-Ouganda-Soudan-Rwanda. Puisqu'elles se déroulent au Congo sur invitation du gouvernement de la République démocratique du Congo, aucune hypothèse découlant des résultats de ces opérations ne peut être sous-estimée tant sur le plan national, régional qu'international dans ses aspects politique, juridique et militaire.

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