lundi 7 novembre 2011

Présidentielle 2011 : le Kivu ne peut que donner raison à Kabila !

Parmi les onze candidats à la présidentielle de 28 novembre 2011, deux, à savoir Etienne Tshisekedi et Léon Kengo, ont contribué au regard des fonctions qu’ils ont assumées pendant le régime Mobutu à l’éclosion du climat de l’insécurité au Kivu. Voici Comment.

Le Nord et le Sud-Kivu forment le Kivu frontalier. Sa colonne va de l’Ouganda à la Tanzanie en passant par le Rwanda et le Burundi. C’est, depuis les années 1960, la partie la plus sensible du pays en ce qu’il a vu passer deux formes de guerre : la rébellion et l’agression. En près de 50 ans, il est demeuré une zone instable. C’est seulement sous Joseph Kabila, depuis 2001, qu’il y a eu le plus d’initiatives pour la paix en sa faveur qu’au cours des 40 premières années d’Indépendance.
Au moment où s’amorce le deuxième cycle électoral, plusieurs candidats concurrents promettent la paix en remettant systématiquement en cause l’engagement du chef de l’Etat à cet effet. Certains vont certainement se livrer à la diversion. La réalité, dure, est pourtant là : la paix au Kivu a eu pour première source et cause d’instabilité Kinshasa, à l’époque Léopoldville ! Du moins après l’Indépendance… Voici comment !

Tout part du référendum constitutionnel de 1967. Mobutu est aux affaires depuis le 24 avril 1965. Le Mpr est mis sur pied. L’homme a cependant besoin de consolider le fondement juridique de son pouvoir. D’où le référendum devant doter le Congo d’une nouvelle Constitution, celle-ci de la Conférence de Luluabourg (Kananga) ayant été abrogée.
Parmi les premiers et principaux collaborateurs de Mobutu figure, en pole position, Dr Etienne Tshisekedi. Il est ministre de l’Intérieur. Il est même plus puissant, laisse-t-on entendre, que le Premier ministre Léonard Mulamba. Un militaire de la vieille garde. Dont le mandat sera d’ailleurs d’une petite année : novembre 1965-octobre 1966.
A l’époque, le ministère de l’Intérieur est l’organisateur des élections. Ce n’est pas comme aujourd’hui avec la Céni du pasteur Daniel Ngoyi Mulunda ou hier la Cei de l’abbé Apollinaire Malu-Malu.
La grande décision que prend le ministre de l’Intérieur, assurément sur instruction du futur maréchal, est l’enrôlement d’office des ressortissants rwandais séjournant dans le Kivu. Personne n’a jamais dit en contrepartie de quoi. Tout ce que l’on sait, c’est qu’en 1972, soit cinq ans après, la haute direction du Mpr prendra une autre grande décision : l’octroi d’office de la nationalité congolaise au Rwandais, quand bien même elle se dédira en 1981 !
Dans sa propre note biographique rédigée le 7 décembre 1999, Etienne Tshisekedi, candidat à la présidentielle 2011, signale que de 1971 à 1974, il est député national, élu de la circonscription de Kabinda, puis 2ème et 1er vice-président du Conseil législatif (équivalent du Parlement). Pareille décision doit avoir requis son avis.
Quant à Léon Kengo, candidat également à la présidentielle 2011, il est dans le sillage de Mobutu depuis 1968. S’il est vrai qu’au moment du référendum constitutionnel en 1967 il n’est pas au pays (puisqu’il est en train de terminer ses études en Belgique), il est tout aussi vrai qu’en 1972, lorsque la haute hiérarchie octroie la nationalité congolaise aux ressortissants rwandais, il est déjà actif dans l’appareil judiciaire en assumant les fonctions de Procureur général de la République.
A deux, les juristes Tshisekedi et Kengo auront donc lié leurs noms au drame kivutien.
2ème République ou instrument de déstabilisation du pays
Coupé quasiment du reste du pays puisque rendu inaccessible par voies terrestres (routes et chemins de fer), le Kivu – comme plus tard la Province Orientale et le Katanga – sera livré pieds et poings liés aux pays voisins de l’Est, entendez le Soudan, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie et la Zambie.
Pour commercer (lisez vivre), la Province Orientale, le Nord Kivu, le Sud Kivu, le Maniema et le Katanga dépendent, sous la 2ème République, plus de ces pays-là que des provinces du Kasaï Oriental, du Kasaï Occidental, de l’Equateur, du Bandundu, de Kinshasa et du Bas-Congo.
Au travers de cette reconfiguration politico-sociologique, le Kivu s’installe pour longtemps dans le cycle d’insécurité. Aux autochtones qui revendiquent leurs droits – et qui lancent pour ce faire les mouvements Ngilima et Maï-Maï - le régime Mobutu répond par des expéditions militaires brutales. Le summum sera atteint avec l’opération Mbata, en 1996.
Dans une déclaration datée du 16 mars 1999, les ressortissants de Beni-Lubero décrivent cette opération en ces termes : « Les envahisseurs et leurs suppôts locaux doivent se rappeler que les populations des territoires de Béni et de Lubero, sous l'appellation de Ngilima May May autrement dit autodéfense populaire, avaient compris et pris les armes, bien avant les autres, contre la dictature de Mobutu en libérant pendant 3 mois (mars, avril, mai 1996) le grand axe routier Vitshumbi, Rwindi, Kanyabayonga, Kayna, Lubero. D'où l'opération "Mbata" initiée par le gouvernement Kengo avec le concours spécial de certains de ses ministres originaires de ces territoires. Cette expédition militaire menée par la Dsp et le Sarm de Mobutu a eu comme conséquences graves : la destruction massive et les pillages systématiques des cités de Kanyabayonga (26.000 habitants), Kayna (30.000 habitants), Kirumba (24.000 habitants), Kaseghe (5.000 habitants), Vitshumbi (15.000 habitants), Kibirizi (5.000 habitants), plus les massacres des populations estimées à 300 personnes et 4.500 maisons incendiées ».
En un mot, le régime Mpr mis en place en 1967, et dont la puissance sera accrue par les caciques du régime entre 1970 et 1990 avant de piquer du nez entre 1990 et 1997, se sera révélé un véritable instrument de déstabilisation du pays.
Des initiatives Kabila pour la paix
Comme relevé dans une chronique, la chance des Congolais par rapport au processus électoral actuel est de mettre face au peuple des acteurs politiques qui doivent répondre de leur gestion passée et présente pour mériter de l’avenir.
Au Kivu, où ils vont devoir passer tous dans le cadre de la campagne électorale, ils seront obligés de dire aux compatriotes du Nord et du Sud quelle est leur part de responsabilité dans la situation sécuritaire locale, mais surtout quelle est leur part de contribution à l’avènement de la paix !
Joseph Kabila peut brandir la sienne : outre le Dialogue intercongolais dont il va faciliter la tenue des assises et l’application des résolutions prises, il y a le processus de Nairobi impliquant les voisins de la sous-région et la conférence de Goma. Quand il a fallu recourir à la force, il l’a fait, mais non sans continuer de privilégier la solution négociée. A son actif, il y a aussi des initiatives discrètes, notamment avec les groupes armés internes. Certains ont renoncé aux armes ; d’autres font une résistance dictée plutôt par l’affairisme.
L’une de ces initiatives est l’exhortation faite en 2010, à l'hôtel Ihushi de Goma, aux Kivutiens de s’impliquer, les premiers, dans les actions de pacification. D’autant plus que la reconstruction nationale, au travers des « 5 Chantiers », a pour préalable normal la restauration d’une paix réelle. Il est, du reste, de notoriété publique que les investisseurs n’aiment pas les bruits des bottes.
Certes, les adversaires ne se gêneraient pas de brandir, eux, les rapports des ONG de défense des droits de l’homme, concernant entre autres les violences faites à la femme.
C’est ici l’occasion de s’arrêter pour réfléchir calmement. En majorité, les militaires Fardc déployés au Kivu sont originaires du Kivu. Les Maï-Maï, eux, sont des Kivutiens purs sang.
De quelle logique procèdent-elles alors, ces violences faites sur des Kivutiennes par des éléments Fardc et des éléments Maï-Maï eux-mêmes du Kivu ? Ou de quelle logique procède-t-elle, cette « tolérance » de la part des éléments Fardc et Maï-Maï ressortissants du Kivu si ces violences sont le fait des militaires originaires d’autres provinces !
Gestion rationnelle d’une situation héritée
C’est parce qu’il est conscient de ces évidences que Joseph Kabila se refuse d’être un commandant suprême va-t-en-guerre. Une attitude payante quand on sait qu’aujourd’hui, il y a de moins en moins d’affrontements armés au Kivu ; ceux qui s’y signalent relèvent de plus en plus du banditisme, à voir le nombre de prises d’otages libérés sur rançons…
Les Kivutiens réalisent que sous Kabila, le processus de paix se consolide en même temps que s’enclenche le processus de reconstruction au travers des « 5 Chantiers ». Ils admettent que sans le cycle récurrent de guerres, le Kivu serait à l’image de son relief et de son climat lui faisant ressembler à la Suisse.
Ce que l’on va finalement devoir retenir, c’est qu’aucun chef militaire responsable ne peut envoyer une armée rétablir par la force une situation trouble où s’entremêlent des intérêts pareils.
Seul de tous les 11 candidats à avoir fait l’armée, Joseph Kabila calcule tout ; il pèse tout. Avant de décider de quoi que ce soit, en conséquence.
Aussi, à voir comment il fait face à ce dossier, on peut l’affirmer : le Kivu ne cessera jamais de lui donner raison puisqu’il gère de façon rationnelle une situation qu’il a héritée des acteurs politiques des années ’60 et ’70 !
Ceux avec qui il a rendez-vous le 28 novembre 2011.

L’unité du Congo, enjeu de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011

lundi 7 novembre 2011 Alain Bischoff*

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Joseph Kabila et son épouse Marie Olive Lembe Kabila en campagne à Bukavu, le 5 novembre 2011

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) vient de rendre public, le 2 novembre à Copenhague, son « Rapport annuel sur le développement humain »(1). Selon ce rapport, l’indice de développement humain (IDH) fondé sur l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le niveau de vie des pays étudiés classe la RDC au dernier rang de ceux-ci, le 187ème. C’est dire l’énormité de la tâche qui attend le futur président de la République démocratique du Congo.

Après la modification constitutionnelle de janvier 2011 permettant l’élection du président à la majorité simple à l’issue d’un seul tour de scrutin, il y a tout lieu de penser que Joseph Kabila, bénéficiant des relais de l’administration et de l’appui des onze gouverneurs de provinces, tous du PPRD, ainsi que du soutien, discret, de la « communauté internationale » se succédera à lui-même, face à une opposition émiettée regroupant dix candidats, sans toutefois avoir la certitude que les provinces qui avaient assuré son élection en 2006 (Katanga, Maniema, les deux Kivu) lui reconduisent une fois encore leur soutien.

En effet, le bilan du président sortant n’est pas bon. La réalisation des cinq chantiers majeurs (infrastructures, emploi, accès à l’eau potable et à l’électricité, éducation, santé) dont il avait fait son programme lors de l’élection de 2006 est loin d’être achevée. La démocratie congolaise en est toujours à balbutier et, pendant le quinquennat - pour se limiter à cet aspect de la vie publique - a connu de multiples et graves entorses commises à l’encontre du respect des libertés publiques, les meurtres de journalistes et de représentants d’ONG ont été nombreux – l’assassinat de Floribert Chebaya reste impuni.

L’exploitation des richesses naturelles du Congo continue, comme par le passé, à être soit confiée (bradée) à des multinationales, soit réservée par copinage à un petit cercle de profiteurs, et ne contribue que très imparfaitement à l’amélioration des finances publiques. Une véritable agriculture vivrière nationale est inexistante, la protection de la forêt du bassin du Congo n’est pas prise au sérieux, et la paix au Kivu est loin d’être revenue à cause de la faiblesse insigne de l’État congolais. Bref, on a bien du mal à répondre à la question de savoir en quoi, depuis 2006, la vie quotidienne des Congolais, se serait améliorée ?

La situation au Kivu ne laisse pas d’inquiéter : aux problèmes récurrents (surpopulation, litiges fonciers, absence d’affirmation de l’État) s’ajoutent ceux provoqués par Kagamé qui vient d’annoncer son refus de reconnaître comme nationaux les Rwandais non retournés au Rwanda avant la fin de l’année 2011, ceux qui résultent de la présence de bandes armées, d’ ex-FDLR, d’ ex-CNDP de Nkunda - que l’armée congolaise, peu fiable, ne parvient pas à éradiquer - auxquels viendraient s’ajouter maintenant, si l’on en croit la presse de Kinshasa, des groupes islamistes Al-Chabab chassés de Somalie par l’offensive de l’armée kenyane. La terreur et la désolation continuent à être le lot quotidien des populations des provinces de l’Est.

Il est évident que de la résolution des problèmes du Kivu dépend le maintien de l’unité de la RDC. Mais, paradoxalement, l’enlisement de la situation dans l’est du pays, que l’on peut considérer comme un échec supplémentaire du président Kabila pourrait au contraire contribuer à son succès lors de la future présidentielle. Évidemment, l’essentiel reste à faire au Kivu, mais des avancées sont tout de même à porter au crédit du président sortant : n’a-t-il pas en effet réussi à rétablir le dialogue entre le Rwanda et le Congo ? Un dialogue indispensable car sans le Rwanda, pas de paix au Kivu, sans le Rwanda, pas d’élimination de Nkunda et du CNDP ; et quand bien même la coopération entre les deux pays traduirait, selon les adversaires de Kabila, une mainmise du Rwanda sur le Kivu, elle a permis de faire en sorte que Kagamé ne soit plus regardé par la « communauté internationale » comme le seul interlocuteur de la sous-région des Grands Lacs. Par son action conciliatrice, Kabila est parvenu à faire comprendre au monde entier que la RDC existait, que le Kivu ne pouvait être considéré comme un Lebensraum du Rwanda dont la responsabilité dans l’instabilité de la région et le pillage des ressources naturelles de la province a été reconnue avec force par l’ONU.

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Étienne Tshisekedi, lors d’un meeting au Stade des Martyrs à Kinshasa

Kabila a ainsi acquis une stature et une reconnaissance internationales auxquelles aucun de ses opposants à la présidentielle ne peut prétendre. Comment imaginer en effet que Tshisekedi, vieux cheval de retour, de près de 80 ans d’âge, qui n’a rien compris au processus démocratique initié en 2005 par Joseph Kabila, bien mouillé par le mobutisme, (même s’il en a été par intermittence un opposant) – complaisant avec l’ « empereur » du Kasaï, le séparatiste Kalonji, au point de s’abaisser à traiter Patrice Lumumba de « crapaud » en 1961 - puisse être un recours et porteur de solutions pour l’avenir de la RDC ?

Quant à Vital Kamerhe, bien qu’honnête et compétent, et à Kongo wa Dondo, président respecté du Sénat, aucun d’eux n’a d’assise partisane suffisante pour changer la donne de l’élection présidentielle.

Le danger pour le président élu en 2011, et pour le Congo, est ailleurs. S’il est réélu, Kabila le sera – comme chacun de ses concurrents le serait - avec moins de 50% des suffrages. Se posera alors la question de sa légitimité, qu’il devra chercher dans une majorité parlementaire qui sera difficile à trouver. Le pire serait que l’on voie alors l’opposition tout entière coalisée contre lui (une stratégie d’union entre ses divers concurrents a déjà été mise en place), confortée encore par le mode de scrutin proportionnel retenu pour les élections législatives, source potentielle de conflit permanent entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Comment, dans ces conditions, mener une politique susceptible de résoudre, enfin, les problèmes de la RDC et surtout d’éviter son atomisation ? Si l’on considère que seule l’affirmation d’un État congolais fort, qui passe par l’avènement d’un exécutif incontestable, est la condition du retour à la stabilité du Kivu, et par là, de la sauvegarde de l’unité du pays, on ne peut que déplorer, par avance, les difficultés que menace de faire naître une coalition hétéroclite uniquement cimentée par le rejet de Kabila.

À cette paralysie à craindre d’un fonctionnement normal des institutions, s’ajoute, en effet, le risque de voir l’opposition refuser le verdict des urnes. Un proche de Tshisekedi, rencontré en octobre à Paris, m’a fait part de sa certitude qu’il y aurait très probablement une vague de contestation dès le lendemain de l’élection dont la régularité est d’ores et déjà contestée.

Il est vrai que les difficultés logistiques du scrutin (enregistrement de 32 millions d’électeurs, transport du matériel dans 62.000 bureaux de vote, distribution des bulletins de vote rendue difficile par la présence de plus de 18.000 candidats aux législatives et 11 à la présidentielle…) ont été plus ou moins résolues, avec l’aide de la MONUSCO, sans pour autant que cessent les critiques furieuses contre la commission électorale (CENI), notamment quant à l’établissement des fichiers électoraux.

Quoi qu’il en soit, les doutes de l’opposition, déjà formulés, à propos de la régularité des opérations électorales (les mêmes doutes avaient déjà été émis en 2006 alors même que cette élection, très réussie, restera comme un exemple d’expression démocratique), ainsi qu’’un sentiment de frustration résultant naturellement de la défaite, peuvent être un détonateur. Le risque est grand de voir s’enflammer, après l’élection, non plus seulement Kinshasa – comme cela avait été le cas en mars 2007 lorsque la milice privée de Bemba se heurta à la GSSP du président élu, causant la mort de plus de 200 personnes dans le quartier de La Gombe – mais aussi un certain nombre de provinces, notamment le Kasaï, fief de l’UDPS, peut-être aussi le Kivu, tellement déchiré, voire le Katanga, toujours irrédentiste malgré l’estimé et efficace gouverneur de la province, Moïse Katumbi Chapwe. Ce serait une grande irresponsabilité de l’opposition que d’attiser la haine avec comme seul but de discréditer Joseph Kabila aux yeux de la population et de l’étranger. À ce jeu-là, c’est le Congo qui serait perdant, en proie à l’émeute, avec un président mis dans l’incapacité de constituer un gouvernement avant longtemps et dans l’impossibilité de poursuivre la reconstruction du pays, déjà bien lente, et d’assurer la préservation de son unité, faute, qui plus est, de pouvoir compter, sur des forces de sécurité sûres parce que composées, notamment au Kivu, par d’ex-rebelles du CNDP mal intégrés. On ne peut croire qu’un tel scénario catastrophe puisse être en train de s’écrire et se concrétise après une élection, qui, aussi imparfaite qu’elle pourrait être dans son déroulement et son esprit, sera malgré tout l’expression démocratique d’une majorité des Congolais.|Alain Bischoff.

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(1) Lire ici >>>>>Le rapport annuel 2011 du PNUD sur le développement humain

lundi 22 août 2011

RDC: un chauffeur de l'ONU arrêté à Goma avec une tonne de minerais

Kinshasa - Un chauffeur congolais de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) a été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi dans l'est du pays, alors qu'il tentait de se rendre au Rwanda avec plus d'une tonne de minerais à bord d'une voiture des Nations unies, a-t-on appris lundi de source officielle.
Les services commis à la frontière RDC-Rwanda, au niveau de la grande barrière, dans la ville de Goma, ont appréhendé une jeep de la Monusco immatriculée 1727, indique un communiqué de Naasson Kubuya Ndoole, ministre provincial des Mines du Nord-Kivu, dont Goma est la capitale.
Le véhicule était conduit par le chauffeur Julien Mukala transportant frauduleusement 1.200 kg de cassitérite et voulant traverser la frontière, est-il précisé.
La Monusco a confirmé lundi à l'AFP l'arrestation de l'un de ses chauffeurs avec 1.200 kg de cassitérite.
Interrogé par l'AFP, le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku a confirmé qu'il s'était rendu sur les lieux de l'arrestation et qu'une enquête a été ouverte au parquet de Goma pour établir les faits et déterminer les responsabilités.
Selon le communiqué, lattention des services a été attirée lorsque tous se sont aperçus que la jeep Monusco semblait lourdement chargée de quelque chose au point quelle roulait à peine.
Le chauffeur arrêté a tenté de corrompre les services par loctroi de la moitié du lot de minerais, est-il encore écrit.
Les premiers éléments de lenquête viennent de révéler que le chargement de ces 1.200 kg a été fait auprès du comptoir dachat de minerais dénommé Ebir, appartenant à un résident de Gisenyi, ville rwandaise frontalière de Goma.
Le 3 août, un porte-parole de l'armée congolaise avait annoncé à l'AFP l'arrestation, toujours à Goma, du colonel Balumisa Chuma, commandant du secteur de Walikale, alors qu'il acheminait avec douze militaires dix tonnes de cassitérite extraite au Sud-Kivu voisin.
Des groupes rebelles et milices locales mais aussi des militaires sont régulièrement accusés d'exploiter les minerais dont regorgent les Nord et Sud Kivu, et le Maniema (est).
Ces provinces sont principalement riches en cassitérite et en coltan (tous deux largement utilisés en électronique), et aussi en gisements d'or.
Un rapport du sénat indiquait fin 2009 que 80% des exportations de minerais échappaient au contrôle de lEtat dans les trois provinces.

dimanche 21 août 2011

RDC: Kabila nomme un nouveau conseil d'administration à la Snel

Le président congolais Joseph Kabila a nommé un nouveau conseil d'administration à la Société nationale d'électricité (Snel, publique), objet de nombreuses critiques pour la faiblesse de sa production électrique qui affecte plusieurs régions de la République démocratique du Congo (RDC) et en particulier la capitale, Kinshasa, a rapporté dimanche la radio onusienne Okapi.

RDC: Kabila nomme un nouveau conseil d'administration à la Snel

Les membres du nouveau conseil d'administration ont été nommés par ordonnance présidentielle signée samedi par M. Kabila. Ils sont au nombre de neuf, sous la présidence de Makombo Monga Mawawi, a précisé Radio Okapi, parrainée par l'ONU. Samedi, le président de l'association "SOS Kinshasa", Gilbert Ilondo, avait invité les Kinois à allumer chacun une bougie dimanche soir pour exprimer leur ras-le-bol" contre les "poches noires" et les "délestages" (l'arrêt volontaire de l'approvisionnement de certains de ses consommateurs pour en fournir à d'autres) qui touchent les différents quartiers de la ville. La Snel invoque pour se défendre une baisse importante du niveau de fleuve Congo constatée depuis avril en raison d'une diminution des pluies et qui provoque une réduction importante de la production électrique du barrage d'Inga (sud-ouest de la RDC): 350 mégawatts au lieu de 800. Mais elle admet aussi à demi-mots que seules quatre à six des quatorze turbines des deux centrales d'Inga sont en état de fonctionnement en temps normal, faute d'entretien. Selon les statistiques de la Snel, seuls 6% de la population congolaise a accès à l'énergie électrique

mardi 16 août 2011

Crash à Kisangani: "Tout le monde doit savoir!"

Un militaire belge présent sur les lieux du crash d'un Boeing 727 de la compagnie Hewa Bora Airways le 8 juillet dernier à Kisangani, en République démocratique du Congo (RDC), dénonce mardi dans La Dernière Heure la gestion approximative de l'accident par la Monusco (Onu). Il relève aussi, entre autres, l'absence des règles par la compagnie aérienne, les moyens humains et techniques inadaptés à l'aéroport de Kisangani-Bangboka, l'incompétence des unités de soins d'urgence, le pillage des cadavres,...

Crash à Kisangani:

Le militaire, qui explique en être à sa cinquième mission en RDC, raconte notamment avoir été mis en joue alors qu'il tentait, avec l'aide des autres militaires belges présents, de s'opposer au pillage des victimes. Il dit qu'il était "le seul 'médical' sur place au moment du crash". Il s'en prend au fonctionnement de tous les organismes internationaux, humanitaires ou diplomatiques, et plus particulièrement à la force internationale de l'Onu sur place, la Monusco. Selon lui, le contingent bangladais de la Monusco, en charge de la sécurité et de la police sous la bannière onusienne, "a laissé les premiers arrivés sur les lieux - militaires ou civils - fouiller et piller les corps, des blessés comme des morts". "Ostensiblement armés, ils ont même participé aux fouilles en règle sans porter secours aux accidentés en priorité", ajoute-t-il. Selon le militaire, qui affirme ne plus pouvoir se "taire devant autant d'atrocités et de mensonges", les associations humanitaires ne sont par aileurs arrivées sur les lieux de l'accident que le lendemain, contrairement à ce qu'ont avancé Médecins sans frontières et la Croix-Rouge congolaise.

lundi 6 juin 2011

Conférence de presse MONUSCO du mercredi 1er juin 2011


Conférence de presse MONUSCO du mercredi 1er juin 2011

KINSHASA, République démocratique du Congo (RDC), 1er juin 2011/African Press Organization (APO)/ — Conférence de presse MONUSCO du mercredi 1er juin 2011

Touré Penangnini: Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, Membres de la presse, Auditeurs de Radio Okapi, Bonjour et bienvenue à ce rendez-vous hebdomadaire.

- Activités des composantes de la MONUSCO

- Situation militaire

Activités des composantes de la MONUSCO

Droits de l’Homme :

Dans la province du Maniema, le 25 mai 2011, le Tribunal de grande instance du Maniema, siégeant à Kindu, a prononcé l’acquittement pour faits non établis et insuffisance de preuves des 10 militants de l’Union pour la nation congolaise (UNC), accusés de rébellion, désobéissance civile, destruction méchante et vol qualifié. Pour rappel, le 12 avril 2011, à Kasongo, ces militants, dont le coordinateur provincial de l’UNC, étaient accusés d’avoir détruit le drapeau et les locaux du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) ainsi qu’une effigie du Chef de l’Etat, et arrêtés sur cette base. Les militants de l’UNC ont toujours clamé leur innocence affirmant que cette arrestation n’avait pour but que de porter atteinte à leur liberté d’expression.

Dans la province de l’Equateur, les 21 et 22 mai 2011, le Bureau Conjoint des Nations Unies des droits de l’homme (BCNUDH) a organisé un atelier avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à l’intention d’une vingtaine de chefs de secteurs, de localités, et de notables bantous et pygmées. Cette activité s’est effectuée dans le cadre du Projet d’Appui conjoint à la Transition dans l’Equateur (PACTE) financé par le Gouvernement du Royaume d’Espagne. Dans le cadre du même projet, le 23 mai 2011, du matériel informatique a été remis aux institutions judiciaires et administratives des districts du Sud et Nord Ubangui.

Affaires civiles :

Une mission conjointe MONUSCO-Gouvernement conduite par la section des Affaires civiles de Lubumbashi dans le territoire de Malembankulu (à 600 km de Lubumbashi) s’est effectuée du 19 au 24 mai. La mission était composée de plusieurs sections de la MONUSCO dont les Affaires civiles, les Affaires politiques, l’Etat de Droit et la Sécurité, ainsi que des membres du Ministère du Plan, celui de l’Intérieur, et des autorités judiciaires militaires et civiles du district du Haut-Lomami (Katanga). L’objectif était de sensibiliser les chefs coutumiers à la prévention des conflits et à la redynamisation des Comités de développement locaux. Le territoire de Malembankulu a été durement affecté jusqu’en 2006 par les activités du mouvement Mai Mai, dont les éléments armés n’ont pas été démobilisés à ce jour. La mission a atteint son but en amenant 47 chefs coutumiers de la région à prendre conscience de l’impact des conflits et de la nécessité de les prévenir. Ces chefs ont également marqué leur accord pour la sélection des membres des Comités de développement locaux.

Activités de la Division électorale :

Les responsables du genre de la CENI et de la Division Electorale de la MONUSCO ont effectué du 26 au 31 mai, une mission à Kananga dans le Kasaï occidental. Au cours de cette mission, plusieurs rencontres ont été organisées, notamment avec des femmes leaders appartenant à plusieurs organisations, ainsi que des membres du projet Pôle Action Genre et Election (PAGE), et des étudiants de Kananga. Une caravane motorisée, a également été organisée, du centre-ville à Luandanda pour sensibiliser les femmes sur l’importance de leur participation aux opérations de révision du fichier électoral.

Le paiement des agents temporaires pour la révision du fichier électoral se déroule désormais normalement. Un système d’éveil a été mis en place avec l’appui des sections électorales de la MONUSCO et du projet PAGE pour des interventions rapides. A Kinshasa où 1.059.913 personnes ont déjà obtenu leur nouvelle carte d’électeur, les opérations de révision du fichier électoral se poursuivent.

La révision du fichier électoral prendra fin le 6 juin 2011 dans les provinces du Katanga et du Kasaï Occidental. A cette date, les procédures de clôture des centres d’inscription seront de mise. L’opération de révision du fichier électoral se poursuit dans toutes les provinces opérationnelles : pour le Katanga et le Kasaï Occidental 3.810.782 et 2.237.482 électeurs ont été respectivement enregistrés, soient 90% des électeurs attendus pour le Katanga et 91% pour le Kasaï, selon les données partielles recueillies auprès des centres d’inscription.

Activités de la Police MONUSCO :

Dans le cadre du Renforcement des capacités de la Police nationale, le premier bataillon de la Police d’Intervention rapide de la Police nationale congolaise (PIR/PNC), a achevé à Kasangulu, son stage de recyclage. Le deuxième bataillon a effectué le lundi 30 mai sa rentrée au centre d’instruction pour la formation.

A Butembo, la 2ème session de recyclage des Policiers dans le cadre de la sécurisation du processus électoral se poursuit également tandis qu’à Bunia, la formation de formateurs spécialisés de la PNC dans le cadre de la lutte contre les violences est à sa 5ème semaine et se clôturera le 25 juin 2011.

Une session de formation d’initiation en informatique bureautique a débuté le 26 mai dernier au centre d’instruction de Kapalata à Kisangani, au profit d’une vingtaine de cadres formateurs de la PNC. Cette activité, qui se déroulera durant 15 jours, est appauyée par le PNUD à travers la dotation d’ordinateurs et d’un formateur pour renforcer l’équipe de formateurs UNPOL.

A Kinshasa, se poursuit au Centre Supérieur Militaire, la formation des cadres PNC en Inspection Générale d’Audit. Au total, 704 éléments en formation au cours de la semaine du 23 au 28 mai 2011.

A Lubumbashi, une formation de 300 policiers à la sécurisation du processus électoral commence dans le courant de cette semaine.

Les opérations de collecte des données ont permis de recenser du 11 au 28 mai, 5.855 Policiers dans les provinces du Bandundu et du Bas-Congo.

A Mbandaka, l’opération d’identification biométrique débutée le 26 mai 2011 se poursuit. Ainsi, 157 policiers ont déjà été identifiés sur un effectif de 1.619 policiers.

Autres activités des Nations Unies

La Sous-secrétaire générale aux Affaires humanitaires des Nations Unies et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence, Catherine Bragg, effectue une visite en République Démocratique du Congo du 31 mai au 04 juin 2011 pour évaluer la situation humanitaire. Au nombre de des principales priorités, figurent la protection des civils et des acteurs humanitaires, la prévention des violences sexuelles ainsi que l’assistance aux victimes, et l’accès humanitaire aux populations dans des zones de conflits.

Mme. Bragg s’est rendue ce matin au Sud-Kivu et en Province Orientale où elle rencontrera les communautés affectées par la violence, ainsi que les autorités provinciales, les organisations humanitaires, et les officiels de la MONUSCO. A Kinshasa, elle rencontrera les autorités gouvernementales et les membres de la communauté des bailleurs.

Mme Bragg conclura sa visite par une conférence de presse à Kinshasa le samedi 4 juin 2011, dans la Salle de réunion de l’Immeuble des Nations Unies. Plus de détails dans la note d’information qui vous sera distribuée.

Situation militaire

La situation sécuritaire à l’Ouest de la République Démocratique du Congo, notamment à Dongo et Mbandaka, est demeurée calme la semaine dernière. Néanmoins, la Force de la MONUSCO a renforcé son dispositif à Dongo dans le cadre des mesures préventives, tendant à dissuader toute activité des forces négatives dans cette région.

L’unité « Riverine » de la Force de la MONUSCO continue à assurer la sécurité le long du fleuve Congo et de la rivière Oubangui. Les patrouilles ont été menées sur l’axe Kinshasa-Kwamouth, situé à 193 kilomètres au Nord de Kinshasa. C’est ainsi que le 20 mai 2011, l’unité de la « Riverine » s’est déployée pour prêter assistance à une barge en détresse sur le fleuve Congo au village de Massebwaka, situé à 242 kilomètres au Nord de Kinshasa. Grâce à la promptitude de l’intervention de la Force de la MONUSCO, tous les passagers ont pu être secourus sains et saufs.

En Province Orientale, la situation sécuritaire est demeurée relativement stable pendant la période sous examen. Toutefois, des activités sporadiques attribuées à l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) menées à l’Ouest du parc national de la Garamba ont été rapportées.

Un rapport récent a révélé, l’enlèvement le 10 mai 2011 par la LRA, de deux pêcheurs exerçant sur la rivière Buela, près de la localité de Nambia Pi. La présence à ce jour de la LRA dans cette région a été confirmée par la section DDRRR de la MONUSCO.

Par ailleurs, trois personnes faisant partie du groupe d’individus enlevés la semaine dernière au centre d’enrôlement d’Ango ont été libérées.

Dans le cadre d’exécution de son mandat, les Forces Spéciales Guatémaltèques de la Force de la MONUSCO ont mené pendant trois jours une patrouille de reconnaissance de longue portée sur l’axe Dungu-Faradje, en vue d’évaluer les points vulnérables situés le long de cette route, et qui sont susceptibles d’entraver leur mission de protection des populations civiles.

La Brigade d’Ituri de la Force de la MONUSCO a pour sa part lancé l’opération « Rudia Licorne » autour de Doruma, dans le but d’interdire toute liberté d’actions aux groupes armés et marquer ainsi sa présence dans cette région.

Dans le cadre de son mandat relatif à la stabilisation de la République Démocratique du Congo, l’unité Indonésienne du Génie de la Force de la MONUSCO a procédé à la réhabilitation de la route reliant Dungu à Faradje. Cette infrastructure d’une longueur d’environ 150 kilomètres, revêt une importance sociale, économique et sécuritaire fondamentale pour les populations civiles. Elle a été initiée le 1er février 2011 et sera inaugurée le 2 juin 2011 en présence du Commandant de la Force de la MONUSCO et des autorités provinciales.

En Ituri, le 21 mai 2011, le poste opérationnel de la Force de la MONUSCO d’Idohu a organisé une conférence à laquelle ont participé le chef cette localité et les notables de la région, en vue d’évaluer la situation sécuritaire et prendre des dispositions idoines, afin d’assurer une meilleure protection des populations civiles contre les activités criminelles des groupes armés dans la région.

Le 24 mai 2011, la Force de la MONUSCO a appuyé les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) lors des affrontements contre les miliciens au marché d’Aveba, au cours desquels un soldat FARDC a été blessé. Certains individus suspectés pour leur soutien aux miliciens ont été arrêtés aux fins d’enquête.

Conformément à son mandat de protection des populations civiles, la Force de la MONUSCO maintient également une posture proactive dans le district d’Ituri. C’est ainsi qu’elle vient d’établir plusieurs bases opérationnelles temporaires pour mener des patrouilles de jour et de nuit, marquer sa présence et dissuader toute activité des forces négatives, respectivement dans les zones environnantes de Gety, Kobona et Ozoba.

L’opération conjointe menée par la Force de la MONUSCO et les FARDC dénommée « Iron Kibota » (Marteau de Fer), a été lancée au Sud d’Irumu et vise la neutralisation des groupes armés dans cette zone.

Les FARDC poursuivent leurs opérations unilatérales dans la vallée de Similiki et au Nord d’Eringeti, en vue de traquer les forces négatives et sécuriser les populations civiles.

Au chapitre du soutien humanitaire, l’hôpital de niveau 1 de la Force de la MONUSCO de Mahagi a organisé la campagne médicale hebdomadaire au profit des populations civiles vivant dans la région de Mahagi, et prodigué des soins gratuits aux personnes souffrant de pathologies diverses. Une cinquantaine d’individus ont ainsi été traités.

Au Nord-Kivu, les éléments des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) continuent d’être actifs et ont affronté les FARDC dans le territoire de Rutshuru.

Par ailleurs, la découverte de nouvelles mines de cassitérite dans la province et l’ambition exprimée par l’Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain (APCLS) d’assurer leur contrôle, constituent de nouvelles menaces à la protection des populations civiles.

Le 20 mai 2011, les FARDC et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) ont mené une opération de ratissage près des collines de Rugambo dans le parc national de Virunga, et ont déclaré avoir arrêté deux bandits armés. Les FARDC ont mené une autre opération de ratissage à Katweguru, et ont rapporté avoir tué sept éléments FDLR.

Des accrochages entre les FARDC et les FDLR à Nyruhanga, situé à 18 kilomètres au sud d’Ishasha, ont provoqué la mort d’un élément FDLR.

En outre, les FDLR ont tué six personnes à Katweguru en représailles de la mort de sept éléments FDLR tués pendant les opérations menées par les FARDC.

Le 21 mai 2011, cinq éléments armés se sont rendus à la section DDRRR de la MONUSCO. A ce propos, le DDRRR a rapatrié 94 Rwandais depuis le début du mois de mai 2011.

Au Sud-Kivu, les FDLR sont à l’origine de divers incidents répertoriés dans la région et ont à cet effet, mené des opérations contre les FARDC dans le territoire de Kabare.

A l’issue de l’opération « Enduring Peace » (Paix Durable) qui avait démarré le 24 mai 2011, la Brigade du Sud-Kivu de la Force de la MONUSCO vient de lancer une nouvelle opération dénommée « Amani Ya Kweli » (La Paix Certaine) visant à déployer onze bases opérationnelles mobiles, et à mener des patrouilles dans les zones où des violations aux Droits de l’Homme ont été répertoriées. En plus, une compagnie des Forces Spéciales Egyptiennes de la Force de la MONUSCO a aussi été déployée dans les localités de Kamituga, Nyamaronga, Ilambo et Numbi. Cette opération va à terme assurer la sécurité des populations civiles dans cette région en attendant le redéploiement futur des FARDC présentement engagées dans le processus de restructuration de leurs unités.

Le 24 mai 2011, deux éléments Mayi-Mayi des Patriotes Résistants Congolais (PARECO) se sont rendus avec leurs armes au poste opérationnel des la Force de la MONUSCO de Minova.

Enfin, concernant les statistiques des patrouilles, la Force de la MONUSCO a mené 1452 patrouilles armées, dont 421 patrouilles nocturnes, et fourni 114 escortes, pendant que 339 autres patrouilles ont été menées par les Observateurs Militaires de la Force.

SOURCE

Mission of UN in DR Congo