dimanche 10 mars 2013

RDC : accident d'un hélicoptère des Nations unies au Sud Kivu

Un hélicoptère de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo s'est écrasé sur le flancs d'une colline prés de Bukavu, la capitale régionale du Sud Kivu, apprend-on de source officielle dimanche soir à Kinshasa.

Les membres de l'équipage de l'hélicoptère sont morts dans l'accident, a précisé à l'AFP le colonel Prosper Basse, qui n'a pu préciser leur nombre. L'épave de l'appareil a été aperçue par un autre hélicoptère, a-t-il expliqué. Les recherches ont été lancées dès samedi soir. Interrompues quelque temps en raison du mauvais temps, elles ont repris dimanche matin, a-t-il poursuivi. Selon Radio Okapi, parrainée par les Nations unies, cet appareil revenait à Bukavu après une mission à Shabunda à l'Ouest de la capitale régionale. Selon des sources militaires occidentales, il se serait écrasé contre une colline à environ 35 kilomètres de la ville.

lundi 4 mars 2013

Crash d'avion à Goma (RDC): plusieurs dizaines de morts, pas d'indication de Belge à bord

Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées lundi dans l’accident d’un avion de ligne qui s’est écrasé sur un quartier résidentiel alors qu’il était sur le point d’atterrir par mauvais temps à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris de source policière.

 


Sur l’aéroport de Goma.

AFP

Sur l’aéroport de Goma.

Selon les Affaires étrangères belges, il n’y a pas d’indication de la présence de Belge à bord.Trois blessés ont été sortis de l’appareil et transportés à l’hôpital, selon la source policière.

L’appareil, un Fokker 50 appartenant à la compagnie locale CAA, arrivait de la ville minière de Lodja dans la région du Kasaï Oriental (centre), a indiqué la même source. Il s’est écrasé lundi en fin d’après-midi sur un quartier résidentiel au bord du lac Kivu, près des locaux de la commission électorale (Céni) et de la direction générale des migrations, a ajouté cette source.

«Jusque-là, on n’a pas encore le nombre de victimes car on cherche à avoir le manifeste (la liste des passagers, ndlr) établi à Lodja. Mais on estime qu’il pourrait y avoir entre 30 et 50 morts. Il n’y a pas de victime au sol déclarée jusque-là», a dit à l’AFP Julien Paluku, gouverneur de la province du Nord-Kivu, dont Goma est la capitale.

Cet accident est survenu par mauvais temps alors que la pluie tombait sur la ville, a ajouté le gouverneur. L’avion s’est écrasé «en centre-ville, près du bureau de la Céni», a-t-il confirmé.

D’après une source aéroportuaire, l’avion «est allé s’échouer à sept kilomètres de la piste de l’aéroport».

Contacté par l’agence Belga, le ministère belge des Affaires étrangères a précisé que selon les premières indications fournies par la compagnie aérienne, il n’y aurait pas de Belge à bord de cet appareil.

«Pour l’instant, il n’y a pas d’autre indication qui pourrait faire croire qu’il y avait des Belges dans l’avion», a indiqué le porte-parole des Affaires étrangères belges.

Les accidents d’avion sont fréquents en RDC, et toutes les compagnies aériennes du pays - une cinquantaine identifiées - figurent sur la liste noire de l’Union européenne, qui leur a interdit son espace aérien.

Le dernier accident d’un avion transportant des passagers date du 12 février 2012: six personnes ont été tuées à l’aéroport de Bukavu (est) quand leur jet de transport privé a raté son atterrissage. Parmi les victimes figurait le député Augustin Katumba Mwanke, considéré comme l’éminence grise du président congolais Joseph Kabila

dimanche 3 mars 2013

RDC: la Monusco dément tout contact avec la rébellion du M23 en perte de vitesse

La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) a dementi samedi soir tout contact avec la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) pour assurer la sécurité dans l'est de la RDC.

"Dans son communiqué (Numéro 0035/M23/2013), le M23 indique qu'il est en communication avec la Monusco sur des questions concernant l'ordre et la sécurité à l'est du pays. La Monusco s'inscrit en faux contre de telles allégations", a indiqué la mission onusienne de maintien de la paix. La Monusco ajoute qu'elle continue d'appuyer le gouvernement de la République Démocratique du Congo "qui est l'autorité légale et seul garant de la sécurité et de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national", dans ce communiqué signé par le porte-parole de l'ONU, Madnodje Mounoubai. Le M23, fondé en avril dernier par d'anciens membres d'une ex-rébellion, le Conseil national pour la Défense du Peuple (CNDP), est en proie à de graves dissensions internes qui opposent son ancien président politique, Jean-Marie Runiga, et le chef de sa branche militaire, le général Sultani Makenga. Celui-ci a annoncé la destitution de M. Runiga, l'accusant de "malversation financière, de division, de haine ethnique, d'escroquerie, de manque de professionnalisme et d'éthique politique". Ces dissensions ont permis aux Forces armées de la RDC (FARDC, l'armée gouvernementale) de reprendre sans combattre plusieurs localités de la province du Nord-Kivu (est) abandonnées par les rebelles.

mardi 26 février 2013

Le conseil des ministres approuve deux conventions entre la Belgique et la RD Congo

Le conseil des ministres a approuvé l'avant-projet de loi portant assentiment à la convention d'entraide judiciaire en matière pénale entre la Belgique et la République démocratique du Congo et à la convention entre les deux pays sur le transfèrement des personnes condamnées, signées à Bruxelles le 29 avril 2009.

La première convention doit favoriser l'entraide en matière pénale entre les deux pays. La Belgique et la République démocratique du Congo s'engagent à s'accorder l'aide judiciaire la plus large possible dans des affaires pénales. La convention met divers moyens d'entraide en place, comme les perquisitions, saisies, auditions de témoins (également par vidéoconférence), l'échange de renseignements sur les condamnations et la notification d'actes de procédure. Les formalités à respecter dans le cadre d'une demande d'entraide sont également précisées. La deuxième convention vise à faciliter le transfèrement des personnes condamnées entre la Belgique et la République démocratique du Congo. Les deux pays s'engagent à coopérer mutuellement en ce domaine afin de favoriser la réinsertion sociale des détenus, et à préciser les différentes formes que cette coopération peut prendre, ainsi que les formalités à respecter dans le cadre d'une telle procédure de transfèrement. Cette convention permettra aux citoyens belges condamnés en République démocratique du Congo de bénéficier d'une meilleure prise en charge et de chances de réinsertion plus élevées que si la totalité de leur peine était purgée à l'étranger.

NDLR : Quand on connait l’état de délabrement des prisons au Congo, cela pose question quant aux respects des droits de l’homme.

dimanche 17 février 2013

Un accord sur la pacification de la RDC le 24 février?

L'accord-cadre de l'ONU qui doit permettre de pacifier l'est de la République démocratique du Congo (RDC), en proie à violences causées par des groupes armés locaux et étrangers, devrait être signé le 24 février à Addis Abeba, ont annoncé les Nations unies.

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a envoyé les invitations vendredi et a l'intention de se rendre dans la capitale éthiopienne pour l'occasion, a déclaré samedi son porte-parole, Martin Nesirky. "Tous les présidents invités se sont engagés soit à être là, soit à envoyer un représentant habilité à signer (l'accord)", a ajouté le porte-parole dans un communiqué. Cet accord-cadre doit être signé par la RDC, le Rwanda, l'Ouganda, le Burundi, l'Angola, le Congo (Brazzaville), l'Afrique du Sud et la Tanzanie. Ce plan régional de paix avait été présenté fin janvier au sommet de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba. Mais les huit dirigeants africains ne l'avaient pas signé en raison de divergences sur la direction d'une nouvelle force militaire régionale, complémentaire à la Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco).

samedi 2 février 2013

La Belgique a refusé un visa à un écrivain congolais condamné à mort

L'écrivain congolais condamné à mort et torturé Antoine Vumilia répondait à tous les critères pour être reconnu comme réfugié, mais la Belgique lui a refusé au printemps 2011 les papiers nécessaires pour fuir en Europe, écrit De Morgen samedi.

En décembre 2002, Antoine Vumilia était un des trente condamnés à mort au procès des assassins du président congolais Laurent-Désiré Kabila. Les organisations des droits de l'homme tant internationales que congolaises parlent d'un procès inéquitable, qui a permis aux véritables coupables de l'assassinat de rester impunis. Mais en septembre 2010, Antoine Vumilia a réussi à s'échapper. A Brazzaville, les Nations unies lui ont octroyé le statut de réfugié. Les autorités luxembourgeoises ont fait savoir qu'elles étaient prêtes à l'accueillir. On lui a demandé d'aller à l'ambassade de Belgique à Brazzaville, qui veille aux intérêts luxembourgeois. L'ambassade devait préparer son visa et son laisser-passer. Mais l'ambassade a refusé de fournir le visa luxembourgeois. Antoine Vumilia et ses enfants ont finalement obtenu l'asile en Suède.

lundi 14 janvier 2013

RDC: la "force internationale neutre" sera intégrée à la Monusco

La "force internationale neutre" qui doit se déployer dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) sera intégrée à la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), dont elle constituera une brigade supplémentaire, a déclaré le conseiller militaire du secrétaire général des Nations unies, le général sénégalais Babacar Gaye, cité lundi par la radio onusienne Okapi.

RDC: la "force internationale neutre" sera intégrée à la Monusco

Cette force constituera une nouvelle brigade de la Monusco qui en compte déjà trois (Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri). "Ce sera une brigade commandée par un général qui sera sous les ordres du commandant de la force des Nations unies en RDC" (actuellement le lieutenant-géneral indien Chander Prakash, ndlr), a précisé le général Gaye, de passage dimanche par Kinshasa. "La nouvelle brigade aura des "tâches spécifiques et non équivoques en vue de stabiliser durablement la région", a ajouté le général sénégalais, qui a dans le passé déjà commandé la force onusienne en RDC. Pour lui, l'intégration de cette force à la Monusco va permettre notamment de répondre à la question de son financement. Le général Gaye revenait d'Addis-Abeba où il a participé à la réunion de ministres et chefs d'état-major des pays des Grands lacs consacrée au déploiement de cette force neutre à la frontière entre la RDC et le Rwanda. "Ce que les Nations unies apportent c'est une solution à trois problèmes. Tout d'abord une solution du problème de financement de cette force puisqu'elle sera au sein de la Monusco. Nous apportons également une solution aux problèmes récurrents des violences à l'est (de la RDC)", a expliqué l'officier onusien.