vendredi 25 octobre 2013

RDC: les combats reprennent entre armée et M23 au nord de Goma

Des combats ont repris vendredi entre l'armée congolaise et les rebelles du M23 dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), à environ 25 kilomètres au nord de la ville de Goma, selon la rébellion, l'armée et l'ONU.
 Ce sont les premiers affrontements entre les deux camps depuis la suspension lundi de leurs pourparlers de paix à Kampala (Ouganda). Armée régulière et rebelles s'accusent mutuellement d'avoir attaqué les premiers. "Ils nous ont attaqué", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l'armée au Nord-Kivu, province dont Goma est la capitale, indiquant simplement que les combats avaient commencé a 04h00 (02h00 GMT). "Les FARDC (Forces armées de la RDC) ont attaqué nos positions a 4h00 dans la zone de Kanyamahoro-Kibumba", a affirmé au contraire à l'AFP le porte-parole militaire des rebelles, Vianney Kazarama. Selon une source de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco), le M23 a attaqué les FARDC a Kanyamahoro a 4h45". "Des combats sont en cours. Il ne s'agit pas d'une escarmouche", a déclaré a l'AFP une source de la Monusco. Selon M. Kazarama, ancien lieutenant-colonel des FARDC, les combats se poursuivaient à 7h00.

vendredi 18 octobre 2013

M. Labille à Kinshasa pour évoquer le "plan Marshall" pour la région des Grands Lacs

mercredi 16 octobre 2013

RDC: le président Kabila promulgue la loi créant une Cour constitutionnelle



RDC: le président Kabila promulgue la loi créant une Cour constitutionnelle
Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a accédé mardi à une demande de longue date de l'opposition en promulguant la loi créant une Cour constitutionnelle, appelée à être garante de la régularité des prochaines élections nationales.
L'établissement d'une Cour constitutionnelle était prévu par la Constitution de 2006, adoptée par référendum. C'était aussi l'une des recommandations adressées au chef de l'État à l'issue des concertations nationales ayant réuni la majorité et une partie de l'opposition et de la société civile en septembre. En matière électorale, ce sera désormais la Cour constitutionnelle qui jugera de "la régularité du processus des élections présidentielle et législatives au niveau national, et du référendum", indique le texte de loi. Faute de Cour constitutionnelle, les élections présidentielle et législatives contestées de novembre 2011, avaient été validées par la Cour suprême, que l'opposition avait décriée comme étant acquise à la cause de M. Kabila. La loi stipule que la Cour "juge de la constitutionnalité des lois, des actes ayant force de loi et aussi des règlements intérieurs des chambres parlementaires du Congrès". La Cour est également mandatée pour s'exprimer sur "les recours en interprétation de la Constitution" et pour trancher "les conflits de compétence entre les pouvoirs législatif et exécutif, l'Etat et les provinces, ainsi qu'entre juridiction ". La Cour doit être opérationnelle dans les six mois suivant la promulgation de la loi.

lundi 14 octobre 2013

RDC : Plusieurs ONG locales dénoncent la mauvaise gestion des finances publiques au Maniema

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image Pascal TUTU SALUMU

Dans un mémorandum du REPRODHOC daté du 1er octobre adressé au Chef de l'Etat Joseph Kabila, les forces vives du Maniema demandent le départ du Gouverneur Pascal Tutu Salumu. Parmi les griefs reprochés  à l'actuel Exécutif  provincial  la mauvaise gestion des finances publiques, son indifférence face aux difficultés d'eau et d'électricité, l'absence d'un budget détaillé et ventilé au niveau de l'Assemblée provinciale, le clientélisme, le tribalisme et la déstabilisation des pouvoirs coutumiers. 
Le Maniema a la particularité d'être la  province d'origine du Chef de l'Etat Joseph Kabila et de l'actuel Premier Ministre Augustin Matata Ponyo. Malgré cela et en dépit de l'attention particulière que ces deux personnalités accordent à cette province, les conditions de vie de la population du Maniema ne s'améliorent pas.
Une pauvreté que plusieurs ONG locales de la Société civile imputent à la mauvaise gestion des finances publiques qui caractérise l'actuel exécutif provincial.
Après avoir tenté d'organiser une marche pacifique le 1er octobre à Kindu, mais dont l'autorisation lui a été refusée par l'autorité provinciale, le Réseau provincial des ONG des droits de l'homme du Congo (REPRODHOC/Maniema) vient de décider de dire tout haut ce que pensent  les fils et filles du Maniema sur la gestion de leur province par l'actuel Gouverneur, Pascal Tutu Salumu, à travers un  mémorandum destiné à Joseph Kabila Kabange, Président de la République Démocratique du Congo.
Dans ce document daté du 1er octobre 2013  et signé entre autres par  Raphaël Upelele Lokenga,  président du Conseil d'Administration de ce collectif d'ONG, le REPRODHOC/Maniema demande au Chef de l'Etat la dissolution de l'Assemblée provinciale du Maniema et le départ de l'actuel Gouverneur de province.
Le REPRODHOC/ Maniema dit agir ainsi conformément à l'article 27, alinéa  1er de  la Constitution qui stipule que " tout Congolais a le droit d'adresser individuellement ou collectivement une pétition à l'autorité publique qui y répond dans les trois mois ".
Le mémorandum des forces vives du Maniema réunies au sein du Réseau  Provincial des ONG des Droits de l'Homme  du Congo  souligne que " la province du Maniema est aujourd'hui confrontée à des difficultés énormes dues au dysfonctionnement et la mauvaise gouvernance par ses autorités à travers notamment l'Assemblée Provinciale et le Gouvernement provincial ".
Les forces vives de la province chère à Joseph Kabila brandissent plusieurs contre l'actuel exécutif provincial tenu par pascal Tutu Salumu. Elles citent notamment " l'insécurité généralisée à travers la province et des vols à main armée  dans la ville de Kindu, l'indifférence des autorités provinciales face à l'augmentation de la mortalité infantile dans le territoire de Punia,  la persistance des difficultés de fourniture de courant électrique et d'eau potable dans la ville de Kindu , le refus par l'Assemblée provinciale  d'appliquer la bancarisation de la paie du personnel  administratif et politique, l'absence d'un budget détaillé et ventilé au niveau de l'Assemblée provinciale,  l'implication des députés provinciaux dans l'exécution du budget et des travaux publics par l'entremise des structures appartenant à ces derniers, l'insuffisance du contrôle parlementaire, l'opacité et le trafic d'influence dans la procédure de passation de marchés publics  provinciaux, la mauvaise gestion des finances publiques marquées par les détournements des deniers publics, la corruption, la non publication du budget provincial, la persistance des anti-valeurs telles que le tribalisme, le clientélisme et le trafic d'influence dans la procédure d'embauche et de recrutement de fonctionnaires de l'Etat, et la déstabilisation des pouvoirs coutumiers par l'entretien délibéré des conflits à travers laprovince pour des raisons électoralistes,…
Tous ces griefs portés à la connaissance du Chef de l'Etat alors que l'affaire du véhicule anti-incendie surfacturé et acquis dans des conditions non transparentes est encore fraiche dans la mémoire collective des habitants de la ville de Kindu, illustrent l'ampleur du fossé qui sépare aujourd'hui Pascal Tutu Salumu et les fils et filles du Maniema.
Joseph Kabila qui a une image à soigner dans cette province qui est censée lui être totalement acquise va-t-il rester sans réagir face aux réclamations de la population dont les conditions de vie se dégradent au jour le jour ? Attendons voir.
[DMK]

samedi 13 avril 2013

RDC: les rebelles du M23 riposteront si les forces ONU les attaquent

Illustration - Un soldat du M23 en faction à Bunanga en mars dernier

Un soldat du M23 en faction à Bunanga en mars dernier

Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) s'accordent un "droit de riposter" si la future brigade d'intervention de l'ONU chargée de combattre les groupes armés dans l'Est de la République démocratique du Congo venait à les attaquer, a-t-on appris vendredi auprès de la rébellion.

"Nous, comme M23, nous n'avons pas le droit d'attaquer le contingent de l'ONU. Mais s'ils venaient à nous attaquer, nous avons le droit de répondre, de riposter, (...) de nous défendre", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté le 28 mars une résolution créant une brigade d'intervention chargée de lutter contre les groupes armés dans l'Est, M23 en tête. Cette force devrait compter plus de 2500 hommes et être formée de trois bataillons d'infanterie, assistés d'une compagnie d'artillerie et d'une compagnie de reconnaissance et de "forces spéciales".

Ainsi renforcée, la Mission de l'ONU en RDC (Monusco), qui a pour mandat la protection des civils, se voit confier la tâche supplémentaire de "mener des opérations offensives et ciblées" - seule ou avec l'armée congolaise - pour "stopper le développement de tous les groupes armés, les neutraliser et les désarmer".

Une force internationale d'ici la "fin du mois d'avril"

Bertrand Bisimwa, président politique du M23, avait estimé peu après le vote de la résolution que l'ONU venait de lever "l'option de la guerre", au lieu "d'encourager" les pourparlers de paix - laborieux - en cours depuis décembre à Kampala.

"Tous les déplacés, toutes les catastrophes" qui surviendront en raison du déploiement de la brigade dépendront de "la responsabilité du gouvernement de Kinshasa et du Conseil de sécurité des Nations Unies", a prévenu vendredi le lieutenant-colonel Kazarama.

La brigade d'intervention de l'ONU sera composée de troupes sud-africaines, tanzaniennes et malawites.

Le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, a annoncé qu'elle serait déployée d'ici "la fin du mois d'avril" mais le patron des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, a pour sa part indiqué qu'elle serait "opérationnelle d'ici juillet".

Herman De Croo plaide pour une "pression internationale" accrue

Le député belge et ministre d'Etat Herman De Croo a appelé jeudi tous les amis de la République démocratique du Congo (RDC) à exercer une pression internationale pour "arrêter le scandale qui se produit dans le pays, notamment à l'est, et à aider la RDC à sortir de la crise dont elle souffre", a rapporté l'agence congolaise de presse (ACP, reçue vendredi à Bruxelles.

M. De Croo s'exprimait à l'issue d'un entretien au Palais peuple (le siège du parlement congolais) avec le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, avec qui il a passé en revue la situation générale du pays.

Pour solutionner une guerre qui a des origines internationales, il faut "agir de manière internationale", a-t-il dit, dans une référence au conflit causé par la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), qui affronte depuis près d'un an les Forces armées de la RDC (FARDC) dans la province du Nord-Kivu (est), frontalière du Rwanda.

"Une mine prête à exploser"

Pour lui, l'Europe ou la Belgique et les autres amis de la RDC doivent convaincre, (re)mettre de l'argent aux Nations Unies, mettre en place une force neutre pour revigorer la Mission de l'ONU pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco), entrainer des brigades comme le fait la Belgique pour les FARDC, en vue de plus de sécurité sur toute l'étendue du pays.

Pour cela, les hommes politiques belges et congolais doivent avoir chaque fois des discussions franches, collaborer dans divers domaines (santé, infrastructures, etc.) et trouver des solutions aux nombreux problèmes des milliers de jeunes désœuvrés qui, à la longue, constituent "une mine prête à exploser", a ajouté M. De Croo, cité par l'ACP (officielle).

Selon le député et ex-président de la Chambre, toutes les potentialités et richesses naturelles du Congo le destinent à une grande prospérité.

lundi 1 avril 2013

RDC: retrait d'une motion de défiance contre le Premier ministre

Un député congolais d'opposition a retiré la motion de censure qu'il avait déposée la semaine dernière contre le Premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon faute de soutien suffisant, a-t-il annoncé lundi, cité par la radio onusienne Okapi.

La démarche du député Baudouin Mayo Mambeke, de l'Union pour la Nation congolaise (UNC, le parti de l'ancien président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe), n'a recueilli que cent signatures au lieu des 125 - un quart des 500 députés - requises par la constitution de la République démocratique du Congo (RDC). Cette motion a toutefois recueilli la signature de certains députés de la Majorité présidentielle (MP, qui soutient l'action du président Joseph Kabila), a expliqué M. Mayo lundi lors d'un point de presse tenu au Palais du peuple, siège de l'Assemblée nationale. Les députés contestataires réclament notamment de M. Matata qu'il fournisse des "explications claires" à l'Assemblée sur sa politique, en citant notamment l'insécurité généralisée à travers le pays - et principalement dans deux provinces des Kivu (est) ainsi que l'attaque de rebelles Maï-Maï contre Lubumbashi (Katanga), la seconde ville de la RDC -, les problèmes de l'eau et de l'électricité, l'état des hôpitaux et la situation sociale après la hausse des prix de biens de première nécessité à la suite de l'introduction de la TVA. "En même temps, nous avons constaté que tout ce qui est dit dans cette motion n'a été démenti par personne. Si nous retirons la motion - encore qu'elle n'est que suspendue -, nous pouvons y revenir avec la forme de question orale avec débat", a souligné lundi le député Mayo

RDC: dix-sept miliciens de l'APCLS tués par l'armée au Nord-Kivu

Dix-sept miliciens membres d'un groupe armé, l'Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS), ont été tués vendredi par l'armée congolaise dans la province du Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo), a rapporté dimanche la radio onusienne Okapi, citant des sources militaires.

L'armée régulière, qui a perdu un de ses officiers au cours des combats, a réussi à déloger ces miliciens des localités de à Kitobo et Muhanga, situées près de Kitshanga, en territoire de Masisi, à 80 km au nord-ouest de Goma, le chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Selon le porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) au Nord-Kivu, le colonel Olivier Hamuli, dix-set miliciens de l'APCLS ont été tués et quinze autres capturés. Les FARDC poursuivent l'opération de ratissage autour de Kitshanga, a-t-il ajouté. L'APCLS est un groupe armé d'ethnie majoritaire hunde commandé par un chef Maï-Mmaï, le colonel Janvier Buingo Karairi. Les combats avec l'armée ont commencé le 24 février, quand l'APCLS est intervenue pour protéger des propriétaires terriens hunde qu'elle jugeait menacés par des Tutsis. L'état-major de l'APCLS est basé près du village de Lukweti.